Dimanche 13 juillet 2008 :: Assurance Auto, Le Mag
Plus de permis, plus d’assurance, il reste la voiture sans permis
Vous êtes privé de permis ? Récupérez-le au plus vite car vous déplacer en voiture sans permis va vite vous faire regretter votre carton rose. Mais la voiturette met en lumière notre besoin insatiable de mobilité et de liberté.
Ça y est. Les radars, l’usage du téléphone mobile et la ceinture de sécurité non bouclée ont eu raison de votre carton rose. Mais hélas, aucun bus, métro ou train ne vient vous prendre devant chez vous. Comme des millions de Français, il va bien falloir vous débrouiller seul pour rallier votre lieu de travail. Allez-vous grimper sur une bonne vieille mobylette ou sur sa version moderne, le scooter 50 cm³ ? C’est la solution la plus évidente. Mais peut-être n’appréciez-vous pas le deux-roues. Et puis, il peut faire froid l’hiver dans ce pays sans compter les dangers liés à l’absence de carrosserie.
Reste la voiturette, dont la conduite n’exige aucun permis si vous êtes né avant 1988. Un simple Brevet de sécurité routière (BSR) et 16 ans minimum feront l’affaire pour celles et ceux nés après cette date. Ne croyez pas pour autant vous asseoir dans une véritable automobile. Il ne s’agit que d’un ersatz exploitant une latitude faite aux «quadricycles légers» qui, selon la réglementation, sont limités en vitesse (45 km/h), en puissance (4 kW) et enfin en masse (350 kg).
C’est cette dernière limite qui a les effets les plus visibles. Pour rester dans la norme, les carrosseries ne sont pas métalliques mais en plastique thermoformé dont la première vertu, outre la légèreté, est… la souplesse. Conséquence : en cas de choc, la voiturette et ses occupants perdront la partie, même face à la plus petite et la moins étoilée Euro N-Cap des voitures habituelles. Mieux vaut ne pas imaginer une collision avec un camion ou un gros 4 × 4. Pourtant, les voiturettes sont considérées comme peu accidentogènes par les assureurs, sans doute parce qu’elles roulent pour beaucoup à la campagne.